Après 3 mois de fermeture, les Thermes marins de Saint-Malo ont ouvert leurs portes le 20 juin. Comment l’établissement s’est préparé au retour des curistes ? Et si la santé préventive prenait tout son sens après cette crise sanitaire ? Entretien avec Olivier Raulic, son directeur général.

Comment s’est passée l’ouverture de votre établissement après 3 mois de fermeture ?

-Olivier Raulic, directeur général des Thermes marins de Saint-Malo : “Nous sommes évidemment très heureux ! Heureux de voir les lumières qui se rallument dans l’établissement, de voir nos équipes ravies de revenir et nos premiers clients contents d’être là. C’est aussi important pour nous de pouvoir à nouveau se projeter. Quand on a dû dire à nos clients de partir au mois de mars, on pensait que la fermeture durerait 15 jours, 1 mois, pas 3 mois !”

Pourquoi avoir fait le choix d’ouvrir “si tard” ?

-Olivier Raulic : “Quand le Premier Ministre le 28 mai au soir parle d’une ouverture possible le 2 juin, avec un protocole qui arrive le week-end, c’était vraiment trop rapide. Nous avons attendu de former nos équipes avant d’ouvrir. Nous avons 470 salariés, nous avons échangé et rassuré tout le monde. Notre secteur est déjà très largement sensibilisé aux règles sanitaires dans notre restaurant comme dans la Thalasso. Pour nos esthéticiennes, hydrothérapeutes, l’hygiène fait partie de leur formation. Nous avons évidemment tout ce qui est gel hydroalcoolique, plexiglas, masques, sens de circulation et nous responsabilisons nos salariés avec des feuilles d’auto-contrôle. Il ne suffit pas de dire, de faire mais aussi de contrôler et nous communiquons ces éléments à nos clients.”

Vous vouliez avoir de la visibilité sur le calendrier des réservations ?

-Olivier Raulic : “Du 15 mars au 28 mai, nous avons eu aucune réservation. Un séjour en thalasso, vous le prévoyez en avance. Avant d’ouvrir, nous voulions nous assurer d’avoir un portefeuille de réservations et les appels se multiplient pour juin, juillet. Nous sommes plutôt optimistes et confiants pour l’été 2020.”

Thermes marins : "la santé préventive a encore plus de sens aujourd'hui"
Olivier Raulic, directeur général des Thermes marins de Saint-Malo. Plus de 30 000 clients viennent chaque année dans l’établissement.

Suite à cette crise sanitaire, vous avez la conviction que la santé préventive a d’autant plus de sens ?

-Olivier Raulic : “On sort de cette période en se disant que la meilleure façon d’être en forme, c’est de se sentir en forme. Pour faire face à un problème de santé, se maintenir en forme peut être un atout important. Nous avons toujours prôné la prévention, la France est un peu en retard là-dessus. Je pense que la santé préventive a un réel sens aujourd’hui quand on voit les facteurs aggravants de certaines maladies comme le Covid-19. Certains curistes de retour à Saint-Malo sont ici dans une optique de capital santé. Les français ont pris en moyenne 2,5 kilos pendant le confinement, aux Thermes marins, nous avons notre rôle à jouer pour un retour en bonne santé !”

Vous évoquiez le bonheur d’ouvrir les portes des Thermes marins, comment avez-vous vécu les 3 mois de fermeture ?

-Olivier Raulic. : “Quand vous vous retrouvez chez vous alors que votre métier c’est d’accueillir des gens ce n’est pas facile. Il y a eu forcément une inquiétude de nos équipes, des jeunes embauchés quant à l’avenir de notre établissement. Nous avons voulu tout de suite les rassurer, en leur garantissant que notre objectif était de garder tout le monde, maintenir l’emploi. Nous savons que l’année va être difficile. Avec 0 chiffre d’affaires pendant 3 mois, nous tablons sur une perte de 40% de chiffre d’affaires pour cette année. 90% de nos effectifs ont été mis en activité partielle. Le choix de l’entreprise familiale a toujours été de fidéliser nos équipes, 90% sont en CDI. Cet été nous ne ferons pas appel à des saisonniers car nous n’avions pas de visibilité sur notre activité. Par contre, grâce notamment aux aides de l’Etat consacrées à l’apprentissage, nous avons à coeur de recruter des apprentis dès cet été, pour soutenir cette jeune génération que l’on dit sacrifiée suite à cette crise sanitaire et économique.”

C'est un retour sur mes terres natales avec l'aventure Entreprendre.bzh ! Après une carrière dans l'audiovisuel à Paris, notamment en tant que rédactrice en chef pour la chaîne info Bfmtv, la vie m'a ramené en Bretagne. Mon envie ? Rencontrer et partager avec vous les parcours de ceux qui osent, bougent, innovent grâce à leur motivation, leur énergie ou leur histoire.

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