13 dirigeants de PME bretonnes vont pouvoir échanger avec des patrons de grands groupes français, c’est “Le Top” organisé par l’Afep. Ils ont 10 minutes pour convaincre, 10 minutes pour glaner aides et conseils pour développer leur entreprise. Rendez-vous le 7 mars à Paris.

Fait rare, Patrick Floren président de Semios participe pour la 2e fois au “Top” de l’Afep.

Une petite table, un chrono mis à 10 minutes, un patron de PME face à un patron d’un grand groupe français, c’est le speed-dating imaginé par l’Afep depuis 3 ans. “Le président de l’Afep, à son arrivée en 2017, a voulu montrer que nos 120 adhérents, de grosses entreprises françaises, ont un véritable engagement auprès des PME, qu’ils ont une démarche généreuse en voulant donner un coup de pouce à ces structures”, explique Laurence Ville, responsable du “Top” à l’Afep. De 9h à 13h, à Paris, 400 chefs d’entreprise de toute la France rencontrent des dirigeants de Saint- Gobain, Capgemini, Groupama, Carrefour ou encore L’Oréal. Chaque PME fait le choix de 6 rencontres, 2 seront possibles le jour J. L’entreprise bretonne Semios fait partie des 13 sélectionnées de la région. C’est la deuxième fois que son président Patrick Floren ira à la rencontre de ces “mastodontes”. Une chance pour lui car en très grande majorité, les entreprises ne sont conviées qu’une fois à ce rdv. “Je suis ravi d’y retourner ! On a une occasion unique de rencontrer des grands patrons que l’on ne pourrait pas croiser autrement”, raconte, enthousiaste, la patron rennais.

Des échanges pour aider au développement économique

Nathalie Jézéquel espère obtenir des conseils avisés pour le développement de son entreprise, Silvadec, à l’international.

Nathalie Jézéquel a crée avec son associé l’entreprise Silvadec, spécialisée dans la fabrication de bois composite. Leader français voire européen, cette PME a son siège social à Arzal dans le Morbihan et veut développer son marché à l’international. “Je vais pouvoir échanger sur la stratégie que ces grandes entreprises ont mises en place au niveau mondial. Avoir un regard extérieur, neuf, va nous aider. En tant que patron, nous avons toujours le nez dans le guidon ! “, admet Nathalie. Un développement à l’étranger c’est la problématique que Patrick Floren a évoqué lors de ses échanges l’année dernière. Semios conçoit, fabrique et commercialise tout type d’enseigne, de signalétique et de décoration, qu’il installe en France et à l’international. “C’était très enrichissant. Ces patrons qui ont un agenda de dingue avaient pris le temps de regarder mon dossier et m’ont posé des questions très précises. J’ai eu des retours, pas que positifs, mais ces critiques m’ont fait avancer ! “, constate le président de Semios.

Convaincre en 10 minutes

David Sussman ne va pas au “Top” pour faire du business mais pour écouter la vision de ces grands patrons sur des problématiques telle que l’écologie.

“Je vais y aller avec ce que je suis et pourquoi pas obtenir un coup de pouce !”, espère Nathalie. David Sussmann, président d’Argis Food, société spécialisée dans l’approvisionnement d’aliments, issus de la mer et de la terre, basée à Lorient, participe pour la première fois. “Nous mettons un point d’honneur à travailler dans le respect de l’environnement, à avoir une pratique alimentaire durable et responsable. J’aimerais avoir la vision de Carrefour et d’Auchan sur ces problématiques”, explique-t-il. Les PME bretonnes Solvadec comme Argis Food s’interrogent aussi beaucoup sur l’évolution numérique dans leurs secteurs. Comment ces grands patrons anticipent-ils cette révolution ? Les PME auront 10 minutes pour obtenir aides et conseils. Mais ces rencontres ne s’arrêtent pas une fois le temps écoulé. Chaque année 40 patrons participent au “Top” et s’engagent à répondre aux questions posées. “Il n’y pas d’obligation de résultat surtout dans le cas où une PME fait une demande pour être fournisseur auprès d’un grand groupe mais dès le lundi suivant, le dirigeant dispatche les problématiques soulevées aux collaborateurs ad hoc. Après l’événement de 2019, 80% des petites entreprises ont affirmé que ce speed-dating avait été très utile”, affirme la responsable du “Top”. “J’ai été bluffé par l’engagement de ces grands patrons. Une semaine après nos rencontres, les promesses de contacts ont été tenues. Certaines ont abouti à du business. Ils jouent vraiment le jeu”, se réjouit le président de Semios. Nathalie Jézéquel se rend à Paris dans un esprit très positif. “Je n’ai vraiment rien à perdre !”. Pour David Sussman, c’est une formidable opportunité, d’écouter, d’apprendre. “Dans les cocktails, vous n’avez jamais 10 minutes complètes d’attention. C’est par l’échange qu’on avance”, conclut-il. Même conclusion de la part des grands patrons qui sortent revigorés par l’énergie de ces petits patrons, et avec parfois quelques bonnes idées pertinentes pour leurs propres groupes. Pour être sélectionnés, l’Afep choisit des entreprises avec un chiffre d’affaires installé. 600 candidatures ont été déposées cette année pour 400 entreprises élues.

C'est un retour sur mes terres natales avec l'aventure Entreprendre.bzh ! Après une carrière dans l'audiovisuel à Paris, notamment en tant que rédactrice en chef pour la chaîne info Bfmtv, la vie m'a ramené en Bretagne. Mon envie ? Rencontrer et partager avec vous les parcours de ceux qui osent, bougent, innovent grâce à leur motivation, leur énergie ou leur histoire.

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