Rencontre avec Eric Trochu. Discussion autour d’un café avec cet auteur/compositeur musical breton.

Bonjour Eric Trochu, une petite présentation?

Je suis dans le milieu de la musique depuis 35 ans. Je suis arrivé dans ce milieu par hasard car j’étais photographe à la base.

Comment s’est faite cette transition?

En fait, je suis tout simplement allé faire un shooting d’un groupe de rock, Warsaw Pact, ils m’ont tendu un micro et proposé de faire les choeurs.
Ensuite, j’ai crée le groupe End of Data avec qui je suis parti en tournée durant 3 ans sur la France et un peu en Allemagne.
J’ai crée ou intégré d’autres groupes en tant que chanteur, clavier, etc. de différents styles musicaux. Des tournées un peu partout (France, Europe, USA, Brésil), Complot, Torii Kami, Arkàn…
J’ai réappris seul, grâce à l’ordinateur, l’Harmonie Classique, Contemporaine et Jazz pour évoluer comme compositeur.

Vous aviez sortit des albums?

Localement oui (France) et également sur des labels anglais et belges. Dernièrement un label espagnol m’a contacté pour ré-éditer un Vinyl de 1984 du groupe End of Data, dont je faisais partie dans les années 80, à 500 exemplaires. En Vinyl évidement.

Sacré coup de chance, et maintenant?

Maintenant je suis uniquement, dans la composition musicale. Cela peut être de la musique de pub, pour un groupe, une bande originale de film ou encore une composition originale pour de la Danse Contemporaine.

Comment se déroule le processus de création? Je suppose que ce n’est pas tout à fait la même chose pour une bande originale de film que pour un accompagnement de danse.

Dans la forme non, mais dans le fond oui.  Pour une bande originale, on peut m’envoyer des images, pas forcément montées, et on me donne l’atmosphère qui doit s’en dégager.

Je me cale au rythme intérieur de l’image et me plonge dans l’univers du réalisateur. Parfois j’ai des demandes de sons comme :  avoir des cuivres, des cordes, des percussions. Souvent j’ai également une durée imposée.

Pour un accompagnement de danse, je n’ai pas d’images, mais les chorégraphes peuvent avoir des idées de mouvements. Ils ont une atmosphère pré-définie également, une rythmique, une histoire, un style ou encore un son particulier. En durée ce n’est pas à la seconde près comme pour un film, mais plus établie sur des scènes

 

Vous faites des accompagnements pour de la danse régulièrement?

Oui, je travaille en création musicale avec la Cie Ladaïnha, une compagnie de Danse Contemporaine de Combourg, avec Armando Pekeno et Michelle Brown, chorégraphes.
On s’entend très bien et on se comprend facilement. A force de travailler avec eux (j’ai créé 14 chorégraphies pour eux en 10 ans), je comprends ce qu’ils veulent. Ils me laissent aussi une grande liberté, la musique que je créé pour eux a aussi bien leur empreinte créatrice que la mienne.

En effet, il y a une sacré complicité entre vous.

Exact et cette confiance s’est concrétisée par plusieurs tournées au Brésil (2012-2014) avec la compagnie Ladaïnha. La dernière création c’était pour un accompagnement/composition musicale pour leur dernier spectacle de danse “Wip, les Cavaliers de la Tempête »,  Festival Vortex saison 2017, avec plusieurs styles, notamment hip-hop, contemporain, d’une durée de 1h. Nous avons tournée ensemble de 2006 à 2017, ils continuent la tournée  de WiP en 2018 en Amérique du Sud.

C’est génial, votre musique couvre donc tous les styles et même les frontières.

Tout à fait, je dirais même qu’elle n’a pas d’âge, car nous avons déjà aussi bien performé en EHPAD, avec des personnes de plus de 80 ans qui étaient intégrées à la création « Chemin de Soie » qui a jouée au Dernier Vortex 2017, festival sur la région de Combourg et St Domineuc, « Bretagne Romantique ». Tout comme avec des jeunes adolescents de 11 à 14 ans au Brésil en 2014 sur une autre création le Ballet des Bâtisseurs.
La musique et la danse réunissent toutes les générations, tout le monde.

C’est un très bon vecteur de socialité. J’ai vu que vous aviez un soundcloud?

Mon Soundcloud, c’est mon CV, pour montrer que je suis toujours vivant et rendre accessible mes compositions sur le net. Mes musiques sont audibles pour tous en streaming, cela présente mes styles, mon son, mes délires. Si cela intéresse, on me contacte.

J’ai regardé rapidement, il y en a pour 3 jours d’écoute non-stop, c’est énorme.

Je me suis mis en tête de sortir une composition par jour ou tous les deux jours, c’est le rythme que je me suis imposé, ça me maintient en éveil et me force à rester actif. Cela me motive à explorer les sons, la matière sonore et à continuer à mixer, masteriser et parfois pour le plaisir, à me mettre en difficulté.

Félicitation, c’est un sacré rythme et vous le tenez. Pour terminer, vous pourriez faire un parallèle avec la musique et la photographie avec laquelle vous avez débuté?

Je prends toujours des photos au quotidien, j’adore ça.
En photographie comme en musique, l’importance c’est de prendre son temps.
Avoir l’oeil ou l’oreille c’est une chose, mais il faut ne pas se précipiter, il faut humer l’instant présent.
Il faut profiter des belles choses au quotidien et des êtres chers autour de nous, la vie est courte !
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