En un an, Olivier et Marie-José Carissan Guénard, propriétaires du restaurant “La Petite Auberge”, à la Chapelle-Janson près de Fougères, ont dû réinventer leur activité. Ils ont privilégié les repas à emporter et les plats en bocaux pour les entreprises. Le couple se réjouit d’ouvrir le 9 juin et entend privilégier davantage les produits locaux dans sa cuisine.

Quand on demande à Marie-José Carissan Guénard, comment elle va, elle répond simplement :”Ca va, on est encore là!”. Après une année quasi blanche, le couple de restaurateurs, installé à La Chapelle-Janson, près de Fougères, a dû réinventer son activité. “La Petite Auberge” a proposé des plats à emporter auprès des particuliers avec des contenants biodégradables, puis a répondu à de nouvelles attentes. “Nous avons découvert un nouveau marché. Les entreprises des alentours font appel à nous pour livrer des bocaux faits maison pour leurs collaborateurs. Cette demande s’est multipliée par 4 ou 5 depuis le dernier confinement”, précise Marie-José. Un nouveau métier pour Olivier et sa femme, organisation des tournées, livraisons, récupération des bocaux sales et nettoyage. Les salariés habitués à des grandes chaînes de restauration ont découvert les produits frais et locaux de “La Petite Auberge”, le bouche à oreille a fait le reste, 60 personnes par jour en moyenne sont livrées dans les bureaux. “Nous nous demandons comment nous allons concilier la clientèle en salle et cette nouvelle demande”, s’interroge le couple. Embauche pour faire les livraisons ? Les entreprises seront-elles toujours en demande à la fin du confinement ? Olivier, chef en cuisine, qui fait tout lui-même, jusqu’au pain, pourra-t-il tout gérer seul ? Beaucoup d’interrogations sans véritable réponse pour l’instant. Mais une chose est sûre, le 9 juin, ils seront ouverts. “Nous avons hâte !”, s’exclament-ils.

Des repas frais et locaux mis en bocaux et livrés aux entreprises, c’est la nouvelle offre proposée par” La Petite Auberge”.

Mettre davantage l’accent sur les produits locaux

Depuis l’annonce ce jeudi 29 avril du calendrier de déconfinement par Emmanuel Macron (calendrier à retrouver ici), dès le vendredi matin, le téléphone sonne et les clients se bousculent pour réserver des tables le week-end du 12-13 juin. “Ils sont dans les starting-blocks, ça fait chaud au coeur”, avoue Marie-José. Le restaurant ne possèdant pas de terrasse, l’ouverture est programmée le 9 juin, et non pas dès le 19 mai. “On s’est demandés si on construisait une terrasse, mais sans connaître le protocole, c’est engager des frais sans aucune certitude de résultat”, constatent-ils avec réalisme.

Cette année entre parenthèse a conforté les restaurateurs dans le choix de leur métier : “ce qui me manque le plus, c’est le contact avec la clientèle, j’en ai assez d’être toute seule”, confie Marie-José. Le couple a davantage travaillé pendant le confinement, 7 jours sur 7 pour préparer les bocaux, imaginer la carte de la semaine, s’organiser, mais Olivier avoue que l’adrénaline du service lui manque. À partir du 9 juin, ils vont pouvoir ouvrir à nouveau leurs portes en espérant que le protocole sanitaire leur permettra d’accueillir suffisamment de clients, non sans une certaine appréhension. “J’espère que les réflexes reviendront et que mon poignet tiendra à nouveau la cadence pour servir les plats”, s’inquiète Marie-José. Et comme si une nouvelle activité ne suffisait pas, Olivier et Marie-José ont revêtu le bleu de travail pour offrir une nouvelle décoration à leur restaurant. “On avait envie de faire une surprise à nos clients, pour nous, c’est un peu comme un nouveau départ”. Ces mois confinés ont donné encore plus envie aux restaurateurs de faire appel aux producteurs locaux. “Nous avons la chance d’être dans une région, où nous avons de la viande, des fruits et légumes, du fromage, des produits à côté de chez nous, nous avons envie d’aller à la rencontre de nouveaux producteurs pour créer de nouvelles synergies”, expliquent-ils. Avec le recul, le couple tire un bilan plutôt positif de cette période hors norme. Ils ont découvert un nouveau marché, ont rencontré une autre clientèle, ont découvert une réelle solidarité entre acteurs locaux. Et ont pu constater qu’ils avaient une sacrée énergie… et une “véritable soif de rouvrir”.

C'est un retour sur mes terres natales avec l'aventure Entreprendre.bzh ! Après une carrière dans l'audiovisuel à Paris, notamment en tant que rédactrice en chef pour la chaîne info Bfmtv, la vie m'a ramenée en Bretagne. Mon envie ? Rencontrer et partager celles et ceux qui entreprennent autrement, qui ont un impact social, sociétal, environnemental en Bretagne

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