Le port du masque est obligatoire dans les “lieux publics” depuis le 20 juillet. La multiplication des cas de Covid-19 inquiète. Les commerçants redoublent de vigilance. “Nous vous protégeons, protégez-nous”, clament-ils.

En ce samedi matin de soldes, dès l’ouverture, Elisabeth a 2 clientes qui attendent devant sa boutique de lingerie, masques prêts et gel hydroalcoolique sorti. “Mes clientes fidèles portent le masque sans problème. Le fait que ce soit obligatoire nous donne encore plus de légitimité”, explique la propriétaire du magasin “Rêve Ligne” qui existe depuis 81 ans ! Même si la grande majorité de la clientèle joue le jeu, il y avait parfois des réticences. “Une dame en entrant a refusé de mettre un masque en disant que ce n’était pas en accord avec ses convictions. Je ne lui ai pas laissé le choix”, affirme la commerçante rennaise. Cette décision de rendre le port du masque obligatoire est très bien accueillie par les commerçants qui se trouvaient parfois tiraillés entre le rappel des règles sanitaires et la peur de faire fuir la clientèle. Laurence Taillandier, propriétaire d‘un magasin d’optique à Rennes a vu une différence dans le comportement des gens après le discours d’Emmanuel Macron évoquant le masque obligatoire. “C’est vrai qu’il y avait parfois du relâchement et en même temps, on n’avait pas le droit d’obliger les clients à le porter. Pour être sûre que tout se passe bien, je mets des masques gratuits à disposition et j’en ai commandé un nouveau stock”, précise Laurence. Elisabeth pense que l’exemple à suivre passe par eux. “Quand vous entrez dans la boutique, vous nous voyez avec le masque, nous avons mis une protection Plexiglas au niveau de la caisse. Nous vous protégeons, protégez-nous”, affirme-t-elle.

Elisabeth dans sa boutique de lingerie. “Nous vous protégeons, protégez-nous”, affirme-t-elle.

“Nous ne pouvons pas nous permettre de fermer à nouveau”

La multiplication des cas de Covid-19 en Bretagne fait craindre une seconde vague et un nouveau confinement. Les autorités ne voient pas de lien entre l’arrivée des vacanciers et la hausse des cas. Pourtant le tourisme et son afflux de nouveaux clients rendent parfois difficile la vérification des comportements en boutique. Sous couvert d’anonymat, cette commerçante de Saint-Malo avoue être dépassée. “Avec les soldes, les touristes, nous sommes face à une demande qui nous dépasse. Nous ne sommes pas assez nombreux pour vérifier si les personnes mettent du gel hydroalcoolique, s’ils portent bien leur masque”. Et pourtant, ce sont bien les commerçants qui seront en première ligne si l’épidémie progresse et que la fermeture de leurs boutiques devient obligatoire. “C’est impossible pour moi de fermer à nouveau, je ne tiendrai pas financièrement un deuxième confinement”, angoisse Elisabeth. “On ne peut pas se permettre de fermer. C’est à nous d’être très vigilants. J’ai rajouté un panneau “Masque obligatoire” sur la vitrine du magasin”, détaille Laurence Taillandier.

De plus en plus de commerçants, comme ici à Saint-Malo, mettent des panneaux explicites à l’entée de leur boutique.

Port du masque obligatoire : les règles à savoir

Depuis lundi, les “magasins de vente, centres commerciaux, administrations, banques et marchés couverts” s’ajoutent à la liste des lieux où le port du masque était déjà obligatoire pour lutter contre le Covid-19, détaille la Direction générale de la santé. La DGS a fait savoir que “le non-respect de (la) mesure pourrait être susceptible, comme c’est le cas dans les autres lieux où le port du masque est obligatoire, notamment les transports, d’une contravention de 4e classe” qui est définie par une amende forfaitaire de 135 euros. Selon le décret établi vendredi dernier, le masque devient obligatoire uniquement à partir de l’âge de 11 ans. Ainsi, écoliers et collégiens ne sont pas dans l’obligation de porter un masque dans ces établissements publics clos. Les masques seront-ils gratuits ? Le chef de l’Etat a clairement répondu ce mercredi. “L’État et le contribuable français n’ont pas vocation à payer des masques pour tout le monde tout le temps”, a précisé Emmanuel Macron.

C'est un retour sur mes terres natales avec l'aventure Entreprendre.bzh ! Après une carrière dans l'audiovisuel à Paris, notamment en tant que rédactrice en chef pour la chaîne info Bfmtv, la vie m'a ramené en Bretagne. Mon envie ? Rencontrer et partager avec vous les parcours de ceux qui osent, bougent, innovent grâce à leur motivation, leur énergie ou leur histoire.

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