Lors de l'événement Social Change Rennes, plusieurs témoignages concrets sont venus illustrer la démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises. Deux d’entre eux portaient sur une problématique commune : la réduction des emballages. Pas dans les mêmes secteurs, ni les mêmes volumes. Mais avec un souci partagé d’améliorer le bilan carbone de l’entreprise et de mettre en place une démarche co-construite avec les salariés.


M-Extend recycle les caissons

Chez M-Extend, fabricant de chargeurs agricoles à Acigné (35), la question des emballages de flexibles pour les vérins hydrauliques encombrait - dans tous les sens du terme- les allées de l’atelier d’assemblage. « Dans le cadre de notre stratégie initiée impulsée dès 2014, nous avons progressivement structuré notre démarche autour de projets concrets », explique Déborah Gohard, la responsable RSE du groupe ( 920 collaborateurs ,105 millions d’euros de chiffre d’affaires, plus de 11.200 chargeurs vendus dans le monde).

Cette action a permis de réduire le volume des emballages de 3 tonnes, avec un impact positif sur le bilan carbone : on transporte plus de caisses que de cartons dans un camion !

Et l’idée a été lancée par les opérateurs eux-mêmes de proposer au fournisseur de flexibles d’utiliser des caissons réutilisables en lieu et place des emballages cartons traditionnels,  synonymes de pertes de temps, de manutention supplémentaire et de stockage encombrant. « Cela rentre dans le projet des achats responsables et cette action a permis de réduire le volume des emballages de 3 tonnes, avec un impact positif sur le bilan carbone : on transporte plus de caisses que de cartons dans un camion !», détaille Déborah Gohard, qui a également  organisé une « journée fournisseurs » pour présenter la stratégie de l’entreprise avec cet exemple concret à l’appui.


Les Gavottes débarquent les barquettes

Chez Galapagos Gourmet (100 millions d’euros de chiffre d’affaires attendus en 2021, 550 collaborateurs), qui produit notamment les célèbres crêpes dentelles Gavottes, la question des emballages s’est aussi invitée dans la démarche RSE de l’entreprise, initiée dès 2017. Avec la contrainte du transport, liée à la fragilité des produits. Il a pourtant été possible de supprimer la fameuse barquette plastique des crêpes nature, comme l’explique Aurélie Tacquard, présidente de Galapagos Gourmet (voir interview ci-dessus).

Lors de la création de la nouvelle usine de Gavottes à Lanvallay (22) en 2016, il a été décidé d’automatiser l’emballage, afin d’améliorer les conditions de travail. Mais, au passage, les nouvelles boites carton adaptées à la nouvelle ligne gagnent 30% en volume!  Pas vraiment vertueux. D’où l’idée de revenir à un emballage plus compact en supprimant la barquette plastique, malgré les réticences internes initiales des commerciaux qui craignaient que le nouveau packaging ne soit pas assez résistant. Des tests sur le « taux de miette » ont montré qu’il n’y avait pas de casse supplémentaire sans la barquette. Comme le reconnait Aurélie Tacquard, il a d’abord fallu convaincre en interne pour imposer cette évolution. Et le chemin est loin d’être achevé. D’autres initiatives sont en projet, pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise.