Bonjour Cynthia ! Tu possèdes une entreprise de garde d’animaux. Tu es également très impliquée dans la protection des animaux à l’étranger. Nous allons commencer par le commencement, qui es-tu ? !

Bonjour, je suis Cynthia Lambert, 28 ans, j’ai créé ma propre entreprise solidaire de garde d’animaux l’année dernière. J’ai pour cela un certificat de capacité et un agrément de la préfecture. Dans le cadre de mon entreprise, j’ai décidé de reverser 5% de mon chiffre d’affaire à des associations.

C’est ce point qui m’intéresse particulièrement, 5% de ton chiffre d’affaire, qu’est-ce que ça représente?

Par exemple, depuis le début de mon entreprise, j’ai donné à 7 associations différentes pour un montant de 300€. En général les entreprises qui font des dons associatifs donnent 2% de leur chiffre d’affaire.

Pourquoi as-tu choisi de reverser 5% de ton chiffre d’affaire à des associations  ?

Pour aider plus, tout simplement.

Tu offres les dons à quel genre d’association ?

Je donne localement, mais aussi à des petites associations dans le monde.

Pourquoi donnes-tu à l’international et surtout à des petites associations ?

C’est pour les aider. Si elles sont petites, elles ont moins de moyens.

Et pour le côté international ?

En fait, il y a quelques années j’ai voyagé avec mon ami et j’ai fais des sauvetages à l’étranger. C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que l’urgence n’était pas seulement en France, même si évidemment les associations locales ont aussi besoin d’être soutenues.

Tu peux m’en parler plus ?

Oui bien sûr. En 2012, nous sommes allés au Vietnam. Là-bas la culture est très différente et dans les marchés on peut trouver des chats, des chiens et même des espèces protégées, pour la consommation humaine. Même des Husky probablement volés aux touristes. C’est une chose qui arrive très souvent là-bas.

Pourtant, pour les espèces protégés, c’est illégal non?

Complètement, seulement le silence des autorités est facile à acheter. Quand ils arrivent au marché, les vendeurs leurs reversent une somme et ils repartent sans rien dire. Mais je pense que le soucis vient aussi de nous, les touristes. Beaucoup viennent pour faire du tourisme culinaire et manger des mets que nous n’avons pas chez nous. Comme manger du chien.

C’est étrange comme pratique, non ?

Oui, c’est très particulier. Dans notre cas, nous avons vu un chat dans une toute petite cage, vraiment mal en point et nous l’avons acheté.
Nous avons essuyé pas mal de remarque de français en vacances, voyant qu’on comptait le garder. Ils nous ont dit “je l’aurais bien mangé !”.

Le retour en France s’est passé comment ?

Nous avons dû passer par le Canada pour les formalités administratives pour rentrer avec notre chat sur le territoire français.

C’est donc en voyant ce marché, les difficultés locales pour la protection des droits des animaux au sens large que tu as voulu apporter ton aide?

Exactement. En plus de faire un métier que j’aime, j’ai la passion des animaux depuis toujours. Mon envie d’être utile à la société pour une cause qui me tient à cœur est parfaitement satisfaite.

A 100% ?

Évidemment j’aimerais donner plus, mais j’aimerais surtout donner de ma personne. Certaines associations m’ont invitées à venir les rencontrer, c’est une démarche qui me permettrait de me déplacer réellement dans ces associations pour les aider plus concrètement. Puis en rentrant en France, je peux faire leur promotion sur mon site internet pour motiver les internautes à agir. Ici à Rennes, je suis également bénévole pour plusieurs associations. Plus on sera nombreux à agir et plus vite les choses changeront.

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